Institut de Cardiologie Personnalisée Lyon 


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Examens invasifs

Découvrir la coronarographie et le cathétérisme droit


 

I/ DEFINITION

La coronarographie est une technique d’imagerie médicale qui permet de visualiser les artères coronaires à l’aide de sondes introduites dans une artère soit par voie radiale soit par voie fémorale.

Elle peut être complétée :

  • d’un cathétérisme droit qui permet de mesurer mes pressions intra cardiaques ainsi que le débit

  • d’une angioplastie en cas de sténose d’une ou plusieurs coronaires

Un stent est un petit ressort glissé dans une cavité naturelle humaine pour la maintenir ouverte. Il est essentiellement utilisé dans des artères au cours d’une angioplastie.

Une angioplastie est une procédure permettant de dilater une artère rétrécie à l’aide d’un ballon que l’on gonfle dans cette dernière, écartant de ce fait la plaque d’athérome.

 

II/ INDICATIONS 

  1. Angor stable : douleur thoracique à l’effort

  2. Suspicion Syndrome Coronarien Aigu (SCA) :

    • Angor (angine de poitrine) instable : souffrance myocardique sévère transitoire due à l’occlusion partielle d’une coronaire provoquant des douleurs thoraciques au repos.

    • Infarctus du myocarde : nécrose circonscrite d’une partie plus au moins importante du muscle cardiaque, consécutive à l’ischémie brutale d’une artère coronaire. Lors d’un infarctus, l’irrigation ne se fait plus, privées de sang et d’oxygène, les cellules du myocarde meurent, libérant leurs enzymes cardiaques, qui détruisent le tissu environnant.

  3. Coronarographie et cathétérisme droit dans le bilan pré greffe et dans le suivi de greffe.

  4. Exploration d’une insuffisance cardiaque stabilisée pouvant être révélatrice d’une maladie des coronaires.

  5. Troubles du rythme ventriculaire.

III/ COMPLICATIONS ET INCIDENTS

  1. Dues à la ponction de l’artère

    • Hémorragie (dans le rétro péritoine souvent attribué à tord au malaise vagal)

    • Infection du point de ponction.

    • Formation d’un hématome.

    • Thrombose

    • Faux anévrisme, c’est-à-dire qu’il existe une quantité importante de sang au contact de l’artère ou la veine ponctionnée.

  2. Dues à l’injection de produits de contraste iodés

  • Allergie : préparation anti allergique si connaissance d’une allergie (anti histaminiques et corticoïdes)

  • Insuffisance rénale : nécessite ionogramme sanguin (en particulier créatinine et urée) pré et post procédure et hydratation pendant la procédure.

  1. Des troubles de rythme peuvent également survenir

  2. Infarctus du myocarde soit par mobilisation d’un thrombus soit par dissection coronarienne

IV/ PREPARATION

  1. La veille de l’examen

    • S’assurer que le dossier du patient est complet

      • Bilan de coagulation complet, NFP, ionogramme et CRP, bilan lipidique

      • Bêta HCG si femme en âge de procréer

      • ECG

      • Radio pulmonaire

        • Préparation du patient

  • Dépilation du nombril jusqu’à genou

  • Enlever le vernis si nécessaire

  1. Le jour de l’examen

    • Patient à jeun (cf protocole)

    • Douche avec antiseptique

    • Lit refait à blanc

    • Enlever bijoux et tout appareil (dentaire, auditif…)

    • La voie périphérique est posée en salle de coro

    • Seul les bêtabloquants, le clopidogrel et l’aspirine sont donnés le matin

    • Poser un patch d’EMLA en fémoral droit et gauche

V/ SURVEILLANCE

  1. Au retour de l’examen

    • Surveillance su pansement car risque d’hématome

    • Prise des constantes (tension artérielle, pouls)

    • ECG car risque d’infarctus du myocarde

    • Le patient doit bien boire car risque d’insuffisance rénale

    • Quantification des urines car risque d’insuffisance rénale

    • Il pourra manger selon l’heure indiquée par le médecin

    • Le patient pourra se lever 6 heures après l’examen et immédiatement si il a été pris par voie artérielle radicale.

    • Surveillance télémétrique si pose de stent

    • NB : parfois le patient revient de l’examen sous reopro (anti agréant plaquettaire puissant). Il faut faire une NFP 6 heures après et toutes les 6 heures jusqu’à 12 heures après l’arrêt du reopro car risque d’allergie aigue et de thrombopénie. L’arrêt du reopro doit se faire 12 heures après l’intervention. Le patient sous reopro ne se lèvera que le lendemain.

  2. Le lendemain de l’examen

  • Iono (risque d’insuffisance rénale), enzymes cardiaques (si pose de stent) et NFP (si patient sous reopro)

  • ECG

  • Ablation du pansement compressif et surveillance locale (douleur, hématome…)