Institut de Cardiologie Personnalisée Lyon 


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Suivi médical

Effectuer un suivi médical régulier

 

Les patients doivent être surveillés régulièrement en consultation avec leur cardiologue, et certains examens doivent être refaits régulièrement (ECG, échographie cardiaque, Holter …) pour pouvoir adapter le traitement en fonction de l’évolution. L’apparition de tout nouveau symptôme doit être signalé au cardiologue, parfois sans délai comme en cas de perte de connaissance.

Vivre « avec » au quotidien

La grossesse chez une femme avec cardiomyopathie hypertrophique nécessite une surveillance cardiologique étroite car il existe un risque médical supplémentaire pour la maman pendant la grossesse. Dans de rares cas, la grossesse peut être médicalement contre indiquée. Il est recommandé de discuter à l’avance de la grossesse avec le cardiologue et le gynécologue pour discuter de tous ces aspects et organiser la surveillance et les modalités de l’accouchement. Habituellement l’accouchement se produit par voie naturelle (sans césarienne). Il peut être programmé et déclenché pour diminuer les efforts demandés au cœur.

CI aux sports de compétition, sport de loisir autorisés. Des restrictions de l’activité sportive sont préconisées chez tous les patients, pour réduire le risque de troubles du rythme ventriculaire. Le sport de compétition est proscrit. Certains sports peuvent être poursuivis en activité de loisir Chez les patients avec cardiomyopathie « obstructive » un traitement antibiotique peut être proposé lors de soins dentaires (y compris un simple détartrage), ou d’autres soins, pour réduire le risque d’infection cardiaque (endocardite).

 Traitement

Même s’il n’existe pas aujourd’hui de traitement qui permette la « guérison » de la maladie, il existe divers traitements qui améliorent clairement les symptômes, et d’autres qui peuvent prévenir certaines des complications de la maladie. Le choix d’un traitement donné (qui repose sur l’interprétation du bilan cardiologique complet) est adapté à un patient donné, et il peut varier avec le temps.

Les patients sans symptôme ne nécessitent souvent aucun traitement spécifique. La présence de symptômes conduit à prescrire des médicaments. Ils appartiennent à la classe des Bêtabloquants (ils ralentissent le cœur et réduisent sa force de contraction, ils peuvent faire baisser la pression artérielle), ou des inhibiteurs calciques (propriétés assez proches des médicaments précédents), ou des anti-arythmiques (pour lutter contre la tachycardie ou pour améliorer les autres symptômes).

La présence de tachycardie auriculaire peut conduire à la prescription d’anti-coagulant (anti-vitamines K) pour fluidifier le sang. Lorsque les symptômes sont insuffisamment contrôlés par les médicaments, et lorsqu’il existe une obstruction (Cardiomyopathie hypertrophique obstructive), des traitements alternatifs peuvent être proposés pour lever l’obstruction comme l’intervention chirurgicale de myomectomie (on retire une partie du muscle hypertrophié), ou bien l’alcoolisation d’artère coronaire septale (injection d’alcool dans une petite artère du cœur qui a pour but d’amincir la paroi épaissie par une destruction localisée), ou parfois la pose d’un stimulateur cardiaque (pace maker implanté sous la peau).

La chirurgie de myomectomie

Chez les patients dont le bilan montre un risque important de complications rythmiques (troubles du rythme ventriculaire avec risque de mort subite), il peut être implanté préventivement sous la peau un appareil appelé défibrillateur automatique, qui reconnaît les épisodes de tachycardie grave et envoie un choc électrique permettant le retour en rythme cardiaque normal.

Dans certains cas la prévention de ces tachycardies se fait par un médicament anti-arythmique de type amiodarone. Les patients qui évoluent progressivement vers l’insuffisance cardiaque sont traités par les différents médicaments de l’insuffisance cardiaque, et parfois par d’autres traitements. La transplantation cardiaque est exceptionnellement nécessaire